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Emotion

Alors que Fabrice Merle, préparateur du bateau, et Gilles Bérenger, équipier, étaient à bord de Comiris-Elior pour veiller aux derniers préparatifs, ils ont reçu la visite surprise d’un grand monsieur, de ceux qu’on regarde avec des étoiles dans les yeux lorsqu’on a moins de 60 ans et qu’en 1978, en culottes courtes, on se passionnait pour la première Route du Rhum. 98 secondes… ça vous parle ? Mike Birch himself ! Les deux jeunes de Comiris-Elior en sont encore tout retournés… « Pouvoir discuter bateau avec une telle légende c’est… » Comment dire… y’a pas de mot ! Juste de quoi donner envie d'entrer dans l'histoire...

 

Attention… Pression !

C’est fait ! A quelques heures du départ, l’organisation a tranché et dresse la liste des favoris dans un clip à voir ici : http://vimeo.com/46154573#.

L’équipage de Comiris-Elior y figure parmi six candidats qui devront se disputer trois places sur un podium. Riechers qui fut de toutes les grandes courses cette saison et dont les autres skippers ne virent souvent que le tableau arrière, est évidemment le favori « en chef ». Amedeo balance entre favori et outsider même s’il tient à rester dans la seconde catégorie. Pas de pression.  Mabire est le tenant du titre et bénéficie donc d’une cote enviable. Le Diraison est reconnu pour ne rien lâcher et vient de faire une bien jolie saison. Quant à Le Claquin, il dispose du sister ship de Mare (Riechers), ultra rapide.

Reste que Thierry Bouchard et sa fine équipe disposent d’un engin très affûté, dont ils se plaisent à taire les qualités histoire de préserver le mystère. Tout juste sait-on que dans le petit temps, COMIRIS-ELIOR est à ranger dans la catégorie « avion ». Pour le reste… surprise…

 

Sérénité à 24 h du départ

Demain à 17 h 20 (heure française), COMIRIS-ELIOR prendra le départ de la Transat Québec Saint-Malo ainsi que 20 autres Class40 dont chacun porte l’espoir de figurer au palmarès de cette course mythique. L’équipage de Thierry Bouchard dispose dans son jeu de quelques atouts qui lui permettent de figurer en bonne place dans les tablettes des pronostiqueurs.

Une transat au portant ? Le rêve ! Et c’est bien ce qui semble aujourd’hui se dessiner. La descente du fleuve Saint-Laurent promet de tous petits airs. En tous cas, pas de quoi prendre l’ascendant sur des courants parfois forts qu’il faudra donc peut-être subir. Mais ainsi que l’explique Thierry Bouchard, « ici les phénomènes de micro météo sont importants. On peut nous annoncer 3 nœuds de vent et se retrouver avec des passages à 25 nœuds ». La partition sera bien compliquée à déchiffrer. « Jusqu’à Saint-Pierre et Miquelon, nous ne pourrons pas définir de grande stratégie. Il faudra savoir garder notre calme. Et si on perd quelques longueurs, conserver notre sang froid pour les reprendre ensuite. Mais ça, on sait faire ! »

L’équipage de COMIRIS-ELIOR est plutôt bien servi si les premiers milles sont courus par vent faible. « Notre bateau va très bien dans le petit temps », assure Thierry qui dispose d’un voilier rapide, très optimisé. « Aucun équipage n’a le même bateau que nous. Mais certains sont également rapides et bien menés. Celui de Jorg Riechers est bien évidemment celui qu’il faut surveiller et ne pas lâcher, tout comme celui d’Aloys Le Claquin, son sister-ship. Ensuite, Halvard Mabire, Fabrice Amedeo ou Sébastien Rogues sont éligibles à la victoire. Nous allons utiliser toutes nos forces, celles de l’équipage et du bateau, et on va y arriver. L’équipage est à bloc ! »

Gilles BERENGER était l’équipier de Thierry dans la dernière Transat Jacques Vabre. Les deux marins se connaissent parfaitement. Gilles est en général à la barre et sa concentration sera mise à rude épreuve dans ce début de course au contact, dans les petits airs.

Jean GONON a couru la Transquadra en double il y a 3 ans. Fin régatier, ce sera sa première course avec Thierry. Il est souvent chargé des manœuvres à l’avant et la descente du Saint-Laurent devrait donc le mobiliser à plein temps !

Alan PENNANEAC’H est le voilier qui a réalisé les voiles de COMIRIS-ELIOR. Il est naturellement responsable du réglage des voiles. Pas certain qu’il puisse profiter du paysage du Saint-Laurent tant il devra garder les yeux rivés dans les hauteurs…

Enfin  Thierry BOUCHARD tentera de définir une tactique irréprochable en jouant avec les contraintes de vent, de courant, d’obstacles en tous genres et… de positionnement de ses concurrents.

Voilà de quoi occuper sérieusement un équipage « au taquet » pendant les 400 premiers milles, soit presque trois jours si les conditions sont telles qu’annoncées.

Gilles RAFIN est directeur général Services du groupe Elior : « Je ne suis pas un spécialiste mais je sais que la Transat Québec Saint-Malo est une épreuve difficile et emblématique. J’ai eu l’occasion de naviguer sur le bateau, ce n’est pas vraiment un bateau… reposant ! Dans le groupe, nous aimons la voile car la course demande une grande préparation technique et que le projet s’articule autour de multiples compétences. La voile offre un message porteur. Cela rejoint la vie d’une entreprise. Nous savons qu’il y a une bonne équipe expérimentée autour de Thierry Bouchard et que le bateau est bien préparé. Nous lui souhaitons le meilleur »

 

L'équipage au complet

L'équipage de Comiris-Elior est désormais au complet à Québec où règne un soleil de plomb... Une ambiance bien différente des transats habituellement disputées d'est en ouest et dont les départs sont donnés à La Toussaint. Les conditions météo permettent se veiller sereinement aux derniers préparatifs. Les voiles de convoyages ont été remisées au profit des voiles de course, informatique et moyens de communication sont désormais opérationnels. L'équipage va donc se pencher sérieusement sur les derniers fichiers de vent et de courant pour aborder dimanche (à 17 h, heure française) la descente du Saint-Laurent.

De gauche à droite : Alan Pennaneac'h, Jean Gonon, Thierry Bouchard et Gilles Bérenger

 

 

Vu du ciel

Pour compléter le dossier de sécurité indispensable aux organisateurs, Fabrice a du grimper en tête de mât pour photographier le bateau, vu d'en haut. Plan de pont impeccable ! Vivement dimanche !
 


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