Mercredi
à La Rochelle, débute le Mondial Class40, dernier rendez-vous de la saison pour
les monocoques de 40 pieds. Thierry Bouchard et son équipage, à bord de
Comiris-Elior, seront là pour défendre leur place sur le podium, auquel ils
avaient accédé en 2010 et 2011. Le niveau est relevé. L’équipage est affûté.
En 2010, Thierry Bouchard avait terminé 2nd à
Gijon, puis 3ème en 2011 à Bénodet. Alors forcément… la première
marche est tentante cette semaine à La Rochelle.
La tâche ne sera pas facile tant la Class40 a prouvé cette
année que le niveau était élevé. De nouveaux bateaux viendront également tirer
leurs premiers bords. A surveiller…
« L’accession
aux podiums est de plus en plus difficile dans cette classe mais nos résultats
des années précédentes nous permettent quelques ambitions… Quant aux bateaux
neufs, on les attend. Cela dépendra de la météo. Certains bateaux neufs sont
peut-être plus performants mais moins préparés, moins fiabilisés », analyse
Thierry Bouchard. 17 bateaux sont engagés à La Rochelle.
La météo annoncée devrait permettre aux équipages de s’exprimer
par tous les temps puisque le Mondial Class40 devrait débuter, mercredi et
jeudi, dans un vent d’ouest soutenu, de 20 à 30 nœuds dans les rafales ; puis
vendredi, les conditions seront plus clémentes, avec 10 à 20 nœuds de sud-est ;
enfin, samedi, le vent pourrait ne pas dépasser une dizaine de nœuds.
Avec lui pour cette semaine rochelaise, il embarque Gilles Bérenger,
également équipier sur la Québec Saint-Malo ; Michel Milanèse, qui a installé
toute l’électronique du bord ; Eric Levet, du cabinet Marc Lombard,
architecte du bateau ; Fabrice Merle, le préparateur qui avait notamment
convoyé Comiris-Elior jusqu’à Québec ; et Maxime Paul, de la voilerie
North.
Le bateau a fait une petite cure en chantier après la
Transat Québec Saint-Malo. Quelques avaries, privant Comiris-Elior d’une partie
de son énergie à bord, puis de son spi suite à la rupture de l’amure, avaient
fortement pénalisés l’équipage dans cette transat très musclée. « On a réparé l’amure, nous avons changé
tout le système de l’alternateur, on a beaucoup débriefé suite à la transat et
je pense qu’aujourd’hui, nous sommes prêts », confie Thierry Bouchard à
la veille d’enchainer quatre jours de régate au contact, sur des parcours d’une
dizaine de milles qui en général, réussissent bien à cet équipage de régatiers.