Demain à 17 h 20 (heure française), COMIRIS-ELIOR prendra le départ de la Transat Québec Saint-Malo ainsi que 20 autres Class40 dont chacun porte l’espoir de figurer au palmarès de cette course mythique. L’équipage de Thierry Bouchard dispose dans son jeu de quelques atouts qui lui permettent de figurer en bonne place dans les tablettes des pronostiqueurs.
Une transat au portant ? Le rêve ! Et c’est bien ce qui semble aujourd’hui se dessiner. La descente du fleuve Saint-Laurent promet de tous petits airs. En tous cas, pas de quoi prendre l’ascendant sur des courants parfois forts qu’il faudra donc peut-être subir. Mais ainsi que l’explique Thierry Bouchard, « ici les phénomènes de micro météo sont importants. On peut nous annoncer 3 nœuds de vent et se retrouver avec des passages à 25 nœuds ». La partition sera bien compliquée à déchiffrer. « Jusqu’à Saint-Pierre et Miquelon, nous ne pourrons pas définir de grande stratégie. Il faudra savoir garder notre calme. Et si on perd quelques longueurs, conserver notre sang froid pour les reprendre ensuite. Mais ça, on sait faire ! »
L’équipage de COMIRIS-ELIOR est plutôt bien servi si les premiers milles sont courus par vent faible. « Notre bateau va très bien dans le petit temps », assure Thierry qui dispose d’un voilier rapide, très optimisé. « Aucun équipage n’a le même bateau que nous. Mais certains sont également rapides et bien menés. Celui de Jorg Riechers est bien évidemment celui qu’il faut surveiller et ne pas lâcher, tout comme celui d’Aloys Le Claquin, son sister-ship. Ensuite, Halvard Mabire, Fabrice Amedeo ou Sébastien Rogues sont éligibles à la victoire. Nous allons utiliser toutes nos forces, celles de l’équipage et du bateau, et on va y arriver. L’équipage est à bloc ! »
Gilles BERENGER était l’équipier de Thierry dans la dernière Transat Jacques Vabre. Les deux marins se connaissent parfaitement. Gilles est en général à la barre et sa concentration sera mise à rude épreuve dans ce début de course au contact, dans les petits airs.
Jean GONON a couru la Transquadra en double il y a 3 ans. Fin régatier, ce sera sa première course avec Thierry. Il est souvent chargé des manœuvres à l’avant et la descente du Saint-Laurent devrait donc le mobiliser à plein temps !
Alan PENNANEAC’H est le voilier qui a réalisé les voiles de COMIRIS-ELIOR. Il est naturellement responsable du réglage des voiles. Pas certain qu’il puisse profiter du paysage du Saint-Laurent tant il devra garder les yeux rivés dans les hauteurs…
Enfin Thierry BOUCHARD tentera de définir une tactique irréprochable en jouant avec les contraintes de vent, de courant, d’obstacles en tous genres et… de positionnement de ses concurrents.
Voilà de quoi occuper sérieusement un équipage « au taquet » pendant les 400 premiers milles, soit presque trois jours si les conditions sont telles qu’annoncées.
Gilles RAFIN est directeur général Services du groupe Elior : « Je ne suis pas un spécialiste mais je sais que la Transat Québec Saint-Malo est une épreuve difficile et emblématique. J’ai eu l’occasion de naviguer sur le bateau, ce n’est pas vraiment un bateau… reposant ! Dans le groupe, nous aimons la voile car la course demande une grande préparation technique et que le projet s’articule autour de multiples compétences. La voile offre un message porteur. Cela rejoint la vie d’une entreprise. Nous savons qu’il y a une bonne équipe expérimentée autour de Thierry Bouchard et que le bateau est bien préparé. Nous lui souhaitons le meilleur »
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